L'historique de la revue Krisis

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A l'été 1988, Alain de Benoist crée la revue Krisis avec la volonté d'y promouvoir le débat d'idées autour de problématiques relevant principalement des sciences politiques et sociales (écologie, travail, éducation, progrès...)

A la différence des revues Eléments et Nouvelle Ecole, liées au moment de leur création au GRECE(1), la revue Krisis s’inscrit d'emblée dans un registre pluraliste. Alain de Benoist en fait même le principe fondateur de Krisis : "La revue fera largement appel à des personnalités de tous horizons, mais toutes convaincues de la nécessité d'un travail de la pensée."(2) 

Comme le souligneront Jean-Yves Camus ou Pierre-André Taguieff, la revue Krisis "repose sur la volonté de trouver de nouvelles convergences entre gauche critique et droite non alignée, qui brisent la représentation du spectre politique autour du clivage droite-gauche(3). "Le texte de présentation de Krisis célèbre la libre discussion et le questionnement sans pour autant renoncer à l'académisme heideggérien."(4) Les intitulés sous forme interrogative (Tradition? , Société?....) rappellent le fait que Krisis se définit depuis sa création comme un lieu de débat et de questionnement.

Le premier thème débattu en 1988 sera celui de la culture, avec notamment un face à face entre François Brune et Philippe Michel : Pour ou contre la publicité ainsi qu'un débat à quatre sur l'individualisme et les nouvelles «tribus» entre Alain de Benoist, François-Bernard Huyghe, Olivier Mongin et Michel Maffesoli.
Une large place continuera d'être accordée à la confrontation des points de vue :
Au sommaire du numéro Évolution? (Krisis n°2, 1989), on trouve un débat Pour Darwin (Yves Christen) / Contre Darwin (Giovanni Monastra), suivi des réponses de chacun.
Au sommaire du numéro Société? (Krisis n°4, 1989) un débat à trois est proposé sur la géographie sacrée entre Paul Barba-Negra, Jean Phaure et Cicerone Poghirc.
On pourrait également citer les réponses de Gilbert Comte, Pierre Fougeyrollas, Max Gallo, Emile Poulat, Jacques Solé et Jean Tulard à l'enquête Nation et Révolution française au sommaire du numéro Nation? (Krisis n°5, 1989). 

Krisis est une revue de débats et d'idées qui s’est d’emblée fixé pour but d’aller à l’essentiel. Elle réunit des intervenants venant de tous les champs disciplinaires (philosophie, sociologie, sciences, économie...) et de tous les bords politiques. Alain de Benoist ouvre ses colonnes à des personnalités intellectuelles de la gauche française comme Jean Baudrillard, Jean-François Kahn, ou encore Régis Debray qui y côtoient des contributeurs plus réguliers comme Marco Tarchi ou Kostas Mavrakis.

S'appuyant sur son comité de patronage et le solide réseau intellectuel et associatif de son directeur de publication en France, en Europe et même partout dans le monde, la revue élargit rapidement et durablement son influence intellectuelle. Toujours dans les marges, mais toujours très influente malgré tout, la revue compte au milieu des années 90 environ six cents abonnés(5). Elle est déjà lue par "nombre d'universitaires et d'intellectuels", comme le souligne P-A Taguieff en 1994.(6)

Après la parution du quarantième numéro (Krisis Identité?) la revue évolue sous l'impulsion de Thibault Isabel, son rédacteur en chef(7): rythme trimestriel, couverture couleurs, présence active sur le net et les réseaux sociaux, élargissement du lectorat avec l'abonnement à tarif préférentiel pour les jeunes,  les étudiants et les chômeurs. Les équipes logistiques et éditoriales s'étoffent. La plateforme Krisis Diffusion devient le premier et dernier maillon de la chaîne de distribution aux clients, aux abonnés et aux professionnels. Au-delà de la diffusion d'une large sélection de livres et revues de ses collaborateurs, elle développe à partir de 2017 des formules de Multi-abonnements avec la  possibilité de s'abonner, de façon groupée, à six revues différentes.


Krisis a toujours été une revue généraliste de haut niveau, indifférente aux modes. Attachée au fait de conserver sa totale indépendance vis-à-vis des maisons d'édition et des groupes de diffusion, Krisis s'est développée sur une base associative. L'équipe éditoriale bénéficie du soutien actif de l'Association des Amis d'Alain de Benoist, dirigée par Gérard Landry. C’est à cette logique de l’édition indépendante que la revue et les éditions du même nom continuent de se ranger aujourd'hui.(8) Elle disposent de leur propre plateforme de vente : Krisis Diffusion, 18 rue Anatole France, 59800 Lille. La revue Krisis est éditée depuis août 2015 par La Méduse. Elle est imprimée en France par ISIPRINT et est tirée à 1500 exemplaires par numéro. La revue paraît quatre fois par an.
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Notes

(1) "La création d'un espace de discussion critique" avec la volonté de se "distinguer de ce qui relève du GRECE" est développée dans l'ouvrage Sur la Nouvelle Droite. Jalons d'une analyse critique, Descartes et Cie, 1994, par Pierre-André Taguieff (page 285). Ce qui n'est pas le cas de "la revue nouvelle Ecole dont le premier numéro paraît en février-mars 1968, portant sur sa page de garde la mention GRECE" (page 166) et de la revue Eléments qui s'appelait à ses débuts "Eléments pour la civilisation européenne". 
(2) Texte de présentation de la revue, Alain de Benoist, Krisis n°1, Culture ? Paris, 1988. 
(3) Jean-Yves Camus, chercheur à l'Institut de relations internationales et stratégiques. 
(4) Sur la Nouvelle Droite. Jalons d'une analyse critique, Pierre-André Taguieff, Descartes et Cie, 1994 , page 25 
(5) Voir l'article paru dans Le Monde le 09.08.2010 : " 'Krisis', en grec, veut dire 'crise' mais aussi 'décision', c'est-à-dire ce qui résout la crise", ajoute Alain de Benoist. Cette revue se veut l'égale des grandes revues françaises comme Le Débat, Commentaires, ou encore Esprit. Surtout, Alain de Benoist va ouvrir les colonnes de Krisis à des intellectuels de gauche pour sortir de son isolement. Il explique ainsi la genèse de la revue : "J'en avais assez d'être enfermé dans l'étiquette de la nouvelle droite, que j'ai toujours trouvée réductrice", raconte-t-il. L'audience de Krisis, revue trimestrielle "d'idées et de débats", qui propose un thème –posé sous forme interrogative– par numéro, reste cependant limitée : environ six cents abonnés. Dans le premier exemplaire, M. Benoist écrit –reprenant son analyse de la dialectique de la "périphérie" contre le "centre"– qu'il souhaite que Krisis soit "une revue de droite et de gauche, d'ailleurs et de nulle part". En cela, il reste fidèle à son principe "métapolitique" qui est, selon lui, "la politique vue de loin, le fait de ramener les choses au niveau des principes". Et d'ajouter : "Je voulais favoriser le débat entre les personnes qui n'ont pas l'occasion de débattre entre eux. Par exemple, pour le numéro sur la sexualité, il y avait un face-à-face entre l'éditeur de Sade et Christine Boutin."  
(6) Sur la Nouvelle Droite. Jalons d'une analyse critique, Pierre-André Taguieff, Descartes et Cie, 1994 , page 321  
(7) Voir l'émission Le libre journal des idées politiques avec Thibault Isabel et Edouard Chanot (ici) 
(8) Voir l'enquête sur l'édition française à laquelle Thibault Isabel a répondu concernant Krisis (ici)
revue krisis tirage 1500 exemplaires par numéro
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Le projet éditorial

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A l'été 1988, Alain de Benoist crée la revue Krisis : « On était en train de changer d'époque. C'était la fin de la modernité, la fin de l'après-guerre. Krisis est une des premières revues postmodernes. Le premier numéro est d'ailleurs sorti un an avant la chute du mur de Berlin ».

Son idée était de créer «une revue de droite et de gauche, d'ailleurs et de nulle part», souhaitant rester fidèle à son principe de "métapolitique", c’est-à-dire à son sens, «la politique vue de loin, le fait de ramener les choses au niveau des principes". "Je voulais favoriser le débat entre les personnes qui n'ont pas l'occasion de débattre entre eux. Par exemple, pour le numéro sur la sexualité, il y avait un face-à-face entre l'éditeur de Sade et Christine Boutin.»

Le texte de présentation du numéro 1 se concluait par ces phrases : «Krisis sera un lieu de débat et de questionnement. On y lira des points de vue différents et souvent opposés. La revue fera largement appel à des personnalités de tous horizons, mais toutes convaincues de la nécessité d'un travail de la pensée. Il s'agit de constituer un lieu où la libre confrontation remplace le choc des intérêts et la guerre des partis pris. Il s'agit de sortir de l'univers de la mode et de la logique de l'exclusion. De subvertir l'axiomatique du rendement par le recours aux idées. De restituer aux événements et aux choses leur dimension de profondeur. De rechercher un dépassement du nihilisme non pas tant au travers de l'Ueberwindung ou de l'Aufhebung hégélienne, mais du côté plutôt de la Verwindung heideggerienne, du surmontement, du s'en remettre. C'est dire que Krisis ne s'intéressera à l'actualité que pour autant que celle-ci s'excédera d'elle-même. Et que sur le plan politique, elle sera de gauche, de droite, du fond des choses et du milieu du monde. Krisis, cela signifie en grec déchirement, jugement, choix, décision. »
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Alain de Benoist Krisis Diffusion

En août 2013, à la question "Dans les trois revues que vous avez fondées, Nouvelle ÉcoleÉléments et Krisis, vous arrive-t-il de publier des papiers sur lesquels vous êtes en franc désaccord?", Alain de Benoist répondait: "Bien entendu, et tout particulièrement dans Krisis, qui se définit depuis sa création comme une «revue d’idées et de débats». J’y publie très souvent, non seulement des textes sur lesquels je suis en complet désaccord, mais aussi des tribunes libres dont les auteurs soutiennent des points de vue parfaitement opposés. Il n’y a que comme cela que l’on peut se forger librement une opinion. Dans son essai sur L’argent (1913), Péguy disait très justement qu’«une revue n’est vivante que si elle mécontente chaque fois un bon cinquième de ses abonnés». «La justice, ajoutait-il, consiste seulement à ce que ce ne soient pas toujours les mêmes qui soient dans le cinquième. Autrement, je veux dire quand on s’applique à ne mécontenter personne, on tombe dans le système de ces énormes revues qui perdent des millions, ou en gagnent, pour ne rien dire, ou plutôt à ne rien dire.» Ce n’était pas mal vu."

                                                                         Les propos cités sont ceux d’Alain de Benoist


En mars 2015, Manuel Valls s’en était pris publiquement à notre groupe éditorial dans sa polémique contre Michel Onfray. Les chiens de garde de la pensée unique l’avaient vite rejoint dans ses aboiements intempestifs. Nous étions accusés de «brouiller les repères» et d’effacer les anciens clivages. Renaud Dély, rédacteur en chef du Nouvel Observateur, avait alors traité Krisis de revue «élitiste», qui «complexifie» la pensée. Avoir une pensée «complexe» semble donc être une insulte à ses yeux ; c’est dire dans quel état de déliquescence se trouvent nos médias actuels !

En vérité, nous sommes fiers d’œuvrer depuis près de trente ans à une vaste entreprise de réflexion. Des intellectuels de tous les bords se rejoignent pour dénoncer la mort de l’esprit, la crise de la culture et l’arraisonnement du monde à la logique marchande.

Krisis est une revue de débats. Certes, on ne parle jamais de nulle part; chaque numéro tend dans une direction ou une autre, ne serait-ce que par les choix éditoriaux, de sorte qu’un «fil rouge» se dégage aux yeux du lecteur. Mais la revue ne propose jamais un point de vue monolithique; elle fait plutôt appel à un panel d’auteurs aux approches contradictoires.

Krisis n’est pas une revue politique. Si elle n’est ni de droite ni de gauche, c’est aussi tout simplement qu’elle n’a pas vocation à se positionner sur un axe qui ne la concerne pas. Les numéros portant sur des thèmes strictement politiques sont rares, et maintiennent le principe de la contradiction et du pluralisme des idées. La revue ne se donne pas pour but de défendre une cause ou un parti, mais de réfléchir et de dialoguer. L’immense diversité d’opinions de ses collaborateurs en témoigne. En interne, ses responsables éditoriaux sont eux-mêmes loin d’avoir toujours les mêmes idées. Cela ne les empêche pas de travailler ensemble, puisqu’ils ont le même objectif: penser.

Krisis s’inscrit dans un esprit de dialogue. Elle le revendique et en fait son principe fondateur: la revue croit aux vertus de l’échange. Mieux vaut lire un auteur, le comprendre et s’enrichir de sa pensée (même si on en désapprouve l’orientation) que de le réduire au silence. Nous vivons aujourd’hui dans une société clivée, où les gens n’arrivent même plus à se parler: ils se lancent des anathèmes! L’exclusion est de tous les bords, à gauche comme à droite. Chacun ne pense qu’en fréquentant sa propre chapelle, dans un perpétuel entre-soi.

Krisis existe depuis près de trente ans. Lorsqu’elle publie un auteur, ce n’est pas pour en tirer une caution morale, ou une respectabilité dont elle se moque, mais parce qu’elle croit à la valeur des idées exprimées (ou tout du moins parfois parce qu’elle trouve nécessaire de s’y confronter en bonne intelligence).

Notre pays traverse une crise sociétale qui reste sans précédent à l’époque moderne; et l’atmosphère ambiante n’a plus été aussi tendue depuis des décennies. Nous devons réapprendre à dialoguer, et aussi à penser. C’est une chose qu’on doit faire à plusieurs. L’heure n’est pas au renforcement de ce qui clive et de ce qui oppose, mais à la recherche d’une nouvelle communauté d’horizon, dans le respect des singularités de chacun. A son modeste niveau, Krisis espère y contribuer.

Les propos cités ci-dessus sont ceux de Thibault Isabel

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Le débat intellectuel dans la revue Krisis


Au fil des divers numéros publiés depuis 1988, les questionnements abordés par la revue Krisis ont été multiples et dépassent le champ du politique ou du métapolitique : Culture? (1),‎ Évolution? (2),‎ Tradition? (3),‎ Société? (4),‎ Nation? (5),‎ Mythe? (6),‎ Morale? (7-8),‎ Communication? (9),‎ Stratégies? (10-11),‎ L’argent? (12),‎ Europe? (13-14), Écologie? (15),‎ Communauté? (16),‎ Sexualité? (17), Travail? (18),‎ Art/Non-art? (19),‎ L’avenir? (20-21), Fédéralisme? (22),‎ Les Grecs? (23), Technique? (24),  Droit?/Non-droit? (25-26),‎ Origine? (27),‎ Politique? (28),‎ Populisme? (29),‎ Psychologie? (30),‎ Droite/Gauche? (31),‎ Gauche/Droite? (32),‎ La guerre? (33-34),‎ Le chaos? (35),‎ Polythéisme/Monothéisme? (36), Religion? (37), Education? (38), Sciences? (39), Identité? (40), Sexe(s)?/Genre(s)? (41), Socialisme? (42), L'Amérique? (43), Modernité? (44), Progrès? (45), Nation et souveraineté? (46), Paganisme? (47).

Chaque numéro comporte 130 à 250 pages sur un thème central dont l'intitulé est suivi d'un point d'interrogation. Chaque numéro est composé d’une dizaine ou d’une quinzaine d’articles et accorde parfois une place aux débats à plusieurs. Chaque numéro propose également plusieurs entretiens avec des personnalités et un texte de référence ("Le texte") sur le thème choisi.

Un certain nombre d’intellectuels de notoriété internationale ont participé à la revue Krisis, tous venus d'horizons différents, tant sur un plan disciplinaire que géographique ou idéologique. La revue Krisis a pour objectif le débat intellectuel à propos d'enjeux concernant la France ou, plus largement, l'Europe. Une page leur est consacrée sur le blog de la revue ("Auteurs publiés").

C'est une revue généraliste de haut niveau, indifférente aux modes, qui s’est d’emblée fixé pour but d’aller à l’essentiel.


L'évolution de la revue, présentée par Thibault Isabel, rédacteur en chef de la revue


En mars 2015, Manuel Valls s’en était pris publiquement à notre groupe éditorial dans sa polémique contre Michel Onfray. Les chiens de garde de la pensée unique l’avaient vite rejoint dans ses aboiements intempestifs. Nous étions accusés de «brouiller les repères» et d’effacer les anciens clivages. Renaud Dély, rédacteur en chef du Nouvel Observateur, avait alors traité Krisis de revue «élitiste», qui «complexifie» la pensée. Avoir une pensée «complexe» semble donc être une insulte à ses yeux ; c’est dire dans quel état de déliquescence se trouvent nos médias actuels !
En vérité, nous sommes fiers d’œuvrer depuis près de trente ans à une vaste entreprise de réflexion. Des intellectuels de tous les bords se rejoignent pour dénoncer la mort de l’esprit, la crise de la culture et l’arraisonnement du monde à la logique marchande.
Une nouvelle dynamique est en marche. Après de longues années de parution irrégulière, Krisis a pris à la rentrée 2015 un nouveau départ, symbolisé par l’adoption d’une couverture en couleurs et d’un rythme de parution trimestriel. Autour d’Alain de Benoist, l’équipe de rédaction s’est largement étoffée et a professionnalisé ses infrastructures logistiques.


Thibault Isabel

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L'historique des parutions

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  • Krisis : Culture ?, Paris (no 1), été 1988

  • Krisis : Évolution ?, Paris (no 2), 1989

  • Krisis : Tradition ?, Paris (no 3), 1989

  • Krisis : Société ?, Paris (no 4), 1989

  • Krisis : Nation ?, Paris (no 5), avril 1990

  • Krisis : Mythe ?, Paris (no 6), octobre 1990

  • Krisis : Morale ?, Paris (no 7), février 1991

  • Krisis : Morale (2) ?, Paris (no 8), avril 1991

  • Krisis : Communication ?, Paris (no 9), octobre 1991

  • Krisis : Stratégies ?, Paris (no 10-11), avril 1992

  • Krisis : L’argent ?, Paris (no 12), octobre 1992

  • Krisis : Europe ?, Paris (no 13-14), avril 1993

  • Krisis : Écologie ?, Paris (no 15), septembre 1993

  • Krisis : Communauté ?, Paris (no 16), juin 1994

  • Krisis : Sexualité ?, Paris (no 17)

  • Krisis : Travail ?, Paris (no 18), novembre 1995

  • Krisis : Art/Non-art  ?, Paris (no 19), novembre 1996

  • Krisis : L’avenir ?, Paris (no 20-21)

  • Krisis : Fédéralisme ?, Paris (no 22), mars 1999

  • Krisis : Les Grecs ?, Paris (no 23), juillet 1999

  • Krisis : Technique ?, Paris (no 24)

  • Krisis : Droit ?/Non-droit ?, Paris (no 25), novembre 2004

  • Krisis : Droit ?/Non-droit (2) ?, Paris (no 26), février 2005

  • Krisis : Origine ?, Paris (no 27), novembre 2005

  • Krisis : Politique ?, Paris (no 28), juin 2006

  • Krisis : Populisme ?, Paris (no 29), février 2008

  • Krisis : Psychologie ?, Paris (no 30), juin 2008

  • Krisis : Droite/Gauche, Paris (no 31), mai 2009

  • Krisis : Gauche/Droite ?, Paris (no 32), juin 2009

  • Krisis : La guerre ?, Paris (no 33), avril 2010

  • Krisis : La guerre ? (2), Paris (no 34), juin 2010

  • Krisis : Le chaos ?, Paris (no 35), mai 2011

  • Krisis : Polythéisme ? Monothéisme ?, Paris (no 36), février 2012

  • Krisis : Religion ?, Paris (no 37), avril 2012

  • Krisis : Education ?, Paris (no 38), septembre 2012

  • Krisis : Sciences ?, Paris (no 39), septembre 2013

  • Krisis : Identité ?, Paris (no 40), mars 2015

  • Krisis : Sexe(s) ? / Genre(s) ?, Lille (no 41), septembre 2015

  • Krisis : Socialisme ?, Lille (no 42), décembre 2015

  • Krisis : L'Amérique ?, Lille (no 43), mars 2016

  • Krisis : Modernité ?, Lille (no 44), juin 2016

  • Krisis : Progrès ?, Lille (no 45), septembre 2016

  • Krisis : Nation et souveraineté ?, Lille (no 46), janvier 2017

  • Krisis : Paganisme ?, Lille ( (no 47), juin 2017

La revue Krisis est éditée par La Méduse.

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